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RAPPORT DE LA CONFERENCE DEBAT
Thème : Le
changement climatique : un enjeu politique et social.
Espace Culturel CLUB 54,
bd 13 janvier, Lomé
27 décembre 2006,
14h30-18h00
Le mercredi 27 décembre 2006 s’est tenue dans l’enceinte du
Centre Culturel Africain « club 54 », une conférence, organisée
conjointement par JVE et des associations partenaires comme APASH Congo et ATAC
Togo. Cette conférence a porté sur le thème « Changements
climatiques : un enjeu politique et social.
Prévue pour 14h30, elle a
commencé à 15h30, avec la présentation des différentes associations
organisatrices. Ainsi, tour, Messieurs Sena ALOUKA de JVE, SAMA de ATTAC et
Madame Isabelle d’APASH Congo ont fait une présentation brève de leurs
associations.
Les travaux ont réellement commencé par
l’exposé de M. ALOUKA qui a donné quelques repères sur le changement
climatique. Son intervention a permis de comprendre que le changement
climatique a commencé avec l’ère industrielle, par la prise de conscience par
les Nations-Unies dans les années 50, et est causé par des gaz tels que le CO2,
le Méthane (CH4), le dioxyde d’azote (NO2), et d’autres
précurseurs. L’impact du changement climatique, selon lui, se fait sentir aussi
dans nos pays et comme exemple il a parlé de l’érosion côtière à Cotonou au
Bénin et du cas de l’hôtel Ramatou à lomé.
Le second exposé fut celui de Madame Isabelle LIKOUKA
qui a, quant à elle, basé son
intervention sur les causes et conséquences du changement
climatique. Elle a
d’entrée de jeu exhorté l’assistance à
une réaction rapide à cause de l’ampleur
du phénomène, et a montré la difficulté que
l’humanité aura avec une variation
climatique globale de +3° puisque, avec une variation globale de
+0,5°C, les
dégâts sont déjà visiblement importants. En
cause, elle a cité la fabrication,
l’utilisation et la dégradation des produits
manufacturés, la surconsommation
avec son lot d’endettement. Elle a également parlé
de la pauvreté qui maintient
les pays en voie de développement dans un état de
dépendance vis à vis des pays
du nord et la faiblesse de ceux-ci dans le domaine
d’éducation et de politique
environnementale.
Ce qui a des conséquences allant de la destruction à l’hypothèque de
l’avenir des générations futures, en passant par la perte de la liberté. Entre
autres impacts il y a l’accroissement de la pollution (2,5% en 10 ans), le
réchauffement de la planète, la pénurie d’eau, la destruction des récifs
coralliens et les problèmes de santé. Pour remédier à cela, elle a appelé tout
un chacun à adopter un comportement responsable et a préconisé que l’accent
soit mis sur l’alphabétisation, la consommation des produits locaux et la
promotion des énergies renouvelables.
Alors vient le tour du professeur AJAVON, qui, dans son exposé, a
entretenu l’assistance sur la prise de conscience au plan national et
international du phénomène de changement climatique. L’exposant a insisté sur
le caractère transfrontière du phénomène et a déploré le comportement des
autorités gouvernementales qui se soucient peu de la mise en place des
mécanismes et des politiques de lutte contre ce phénomène. Il a éclairé
l’assistance sur la nécessité de mise place des groupes de réflexion pour la
recherche de financement à partir du fonds spécial mis en place à cet effet.
L’Afrique étant le continent le plus vulnérable, les Africains ont la
responsabilité de faire évoluer le fonds d’adaptation, et les ONG surtout.
C’est pourquoi il les appelle à se mettre ensemble pour réfléchir sur les
conduites à tenir.
Ensuite les deux derniers intervenant ont parlé de la mobilisation du
Togo contre le changement climatique.
Mademoiselle ELOM, dans un premier temps, sur les actions de JVE dans
la campagne de mobilisation des jeunes contres le réchauffement climatique
lancée par Greenpeace en suisse, en 2003 ; la réalisation d’un
documentaire sur l’impact du changement climatique. Elle a exhorté la jeunesse
à passer à l’action, par des gestes écocitoyens, et à l’utilisation des
énergies renouvelables.
Pour Monsieur DODJI, le coût des énergies traditionnelles modernes doit
inciter les gens à opter pour les alternatives, et à passer à l’utilisation de
l’énergie solaire, qui dispose d’ailleurs, selon lui, de nombreux avantages car
elle permet l’économie du bois et une autonomie financière. L’exposant a
présenté à l’assistance le cuiseur solaire réalisé avec la collaboration
technique de l’association des femmes ingénieurs du Mali (AFIMA)
Après la projection du documentaire réalisé par JVE sur
l’impact du changement climatique, la conférence a pris fin par un cocktail
servi pour la circonstance, aux environs de 18h30mn.
Liste des participants
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